1) Travaux communautaires obligatoires pour tous

Eh oui, comme tous les derniers samedis du mois, les citoyens de plus de 16 ans sont censés participer aux travaux communautaires, de huit heures à midi. Sous peine d’amende de 5000 francs rwandais (8 dollars), en cas d’absence non justifiée. Les travaux sont organisés par le plus petit degré de l’administration, le village. Le terme désigne un ensemble de dix maisons, aussi bien dans les campagnes que dans les villes. Les uns débroussaillent, les autres nettoient des canalisations ou creusent des trous pour recueillir l’eau de pluie. Après les travaux, une réunion se tient entre les résidents du même quartier, pour parler des problèmes – et surtout, des solutions.

2) Un policier à chaque carrefour

À chaque grand carrefour se trouve au moins un policier, en tenue bleue avec gilet jaune fluorescent. Certains lieux sont même gardés par des militaires. Du coup, les forces de l’ordre paraissent omniprésentes…

3) L’Onu a déclaré la capitale du Rwanda « meilleure capitale africaine ».

Exemplaire, Kigali a été déclarée « meilleure capitale africaine » en 2008 par l’ONU Habitat. Elle fait rêver, à travers le continent, d’une « autre Afrique » qui serait fonctionnelle et ordonnée. Elle se pose en modèle de développement, avec ses routes bitumées et ses bidonvilles transformés en quartiers salubres.

4) Les sacs en plastique sont interdits depuis 2006, comme dans tout le pays. Ils ont été remplacés par des sacs en papier biodégradables.

En Afrique, des millions de sacs en plastique polluent les rues, les champs et les cours d’eau. Pour répondre à ce fléau écologique, le Rwanda a mis en place une solution radicale : les bannir définitivement du territoire. Depuis cinq ans, l’utilisation et la vente de sacs en plastique est formellement interdite au Rwanda. Qu’à cela ne tienne, les contrebandiers rivalisent d’inventivité pour les réintroduire dans le pays. A leurs risques et périls, car la loi rwandaise est stricte : depuis 2008, le trafic de sacs plastiques est passible de prison.

Les contrôles sont nombreux et les contrebandiers traqués sans relâche à la frontière. Le gouvernement, lui, se félicite de cette mesure environnementale : Kigali est une ville verte et le Rwanda peut s’enorgueillir d’être l’une des terres les plus propres d’Afrique.

5) Le Rwanda a changé de langue officielle en passant du français à l’anglais

À la veille du Sommet de la francophonie, de 2008 à Québec, le Rwanda avait décidé d’adopter l’anglais comme langue d’enseignement à tous les niveaux et aussi comme langue d’administration. «Nous donnons la priorité à la langue qui rendra nos enfants plus compétents et qui servira notre vision de développement du pays», a déclaré le président Paul Kagamé dans une école primaire de Kimhurura. Il a ajouté que l’anglais était meilleur pour les affaires et faciliterait l’intégration du pays à la Communauté d’Afrique de l’Est, dont les membres (Kenya, Ouganda et Tanzanie) sont anglophones.

6) Kigali est une capitale totalement connectée à Internet

avec un accès gratuit au Wi-Fi dans les espaces publics, dans les transports, dans les restaurants, les hôtels, etc. Chaque partie de Kigali est reliée à Internet grâce au réseau de 500 km de fibres optiques déployés sur l’ensemble de la ville

7) les habitants de Kigali peuvent accéder à la totalité de leurs services municipaux sur Internet

tout les procédures ont était dématérialisé pour le bien-être des administrés qui peuvent payer en ligne leurs impôts locaux, obtenir un permis de construire, un titre de propriété, un extrait de naissance, etc. La plate-forme Kigali Permit System, par exemple, fonctionne particulièrement bien et est très populaire.
Pour Clément Uwajeneza, l’administration rwandaise ne fait qu’anticiper la révolution numérique pour ne pas avoir à la subir dans les dix prochaines années. Avec sa société RwandaOnline, il a été mandaté en 2014 par le gouvernement dirigé par Paul Kagamé pour digitaliser la totalité des services publics de l’Etat en créant Irembo. Un service de e-gouvernement pouvant réduire l’écart entre les 11,8 millions de citoyens rwandais et l’administration, en quelques clics.
« Dans la langue kinyarwanda, Irembo signifie porte ou portail, assure Clément Uwajeneza. Nous avons rendu possible un accès direct et permanent entre les citoyens rwandais et toutes les administrations locales et nationales. Les Rwandais peuvent, par exemple, renouveler leur passeport, demander une nouvelle carte d’identité, obtenir une copie de leur casier judiciaire, d’un certificat de mariage… La croissance est exponentielle : près de 2 000 Rwandais ont consulté leurs documents en ligne la semaine dernière. Ils étaient moins d’une trentaine il y a trois mois. »
D’autres services comme le transfert de titres de propriété sont également proposés, en utilisant simplement un téléphone mobile, Le programme Smart City Kigali a permis de géolocaliser 100 % des rues de la capitale.

8) Le Rwanda utilise des drones médicaux dans les zones rurales

depuis 2016 la livraison de médicaments de première nécessité vers les zones isolées se fait par des drones civils, en partenariat étroit entre le ministère de la santé du Rwanda, les hôpitaux publics du pays et une société de robotique américaine, Zipline.
Comment cela fonctionne-t-il ?
Les drones décollent depuis leur base de Muhanga [province du sud du Rwanda] qui a l’avantage d’être situé au centre du pays, et livrent des poches de sang dans des lieux difficiles d’accès. Comme par exemple Kilinda, une petite ville située dans une zone très montagneuse et très isolée à l’ouest du Rwanda. Grâce aux drones, des poches de sang peuvent être acheminées en quelques dizaines de minutes au lieu de quatre à cinq heures par la voie terrestre.

9) Les habitants de Kigali peuvent se connecter à Internet dans le bus

Le gouvernement rwandais a lancé le service Internet 4G dans 487 bus de transport public dans la ville de Kigali. Rendu officiel le jeudi 18 février 2015, ce service s’inscrit dans le cadre de l’initiative Smart Kigali, et permet désormais aux habitants de Kigali de se rendre d’un bout à l’autre de la ville en profitant gratuitement d’une connexion Internet 4G pour communiquer avec leurs proches, effectuer leurs recherches, ou tout simplement naviguer sur le net.
Le gouvernement rwandais a lancé la semaine dernière le service Internet 4G dans 487 bus de transport public dans la ville de Kigali. Rendu officiel le jeudi 18 février 2015, ce service s’inscrit dans le cadre de l’initiative Smart Kigali, et permet désormais aux habitants de Kigali de se rendre d’un bout à l’autre de la ville en profitant gratuitement d’une connexion Internet 4G pour communiquer avec leurs proches, effectuer leurs recherches, ou tout simplement naviguer sur le net.

10) Le numérique est au service de l’éducation

En effet l’apprentissage scolaire rwandais passe de plus en plus par les outils du numérique. Une diffusion massive de matériel informatique dans les écoles a été lancée en 2008, par l’intermédiaire du programme «One Laptop per Child», qui a permis d’initier les enfants du primaire aux outils informatiques. 200 000 ordinateurs depuis 2010, ont été livrés dans les écoles rwandaises. Le mobile lui-même est arrivé sur les bancs de l’école et devient le support pédagogique de ce qu’on appelle en Afrique d’une « m-education ».
Dans l’enseignement supérieur, l’informatique est parallèlement devenue le fer de lance de l’apprentissage. L’université Kepler de Kigali s’est lancée dans la pratique des « classes inversées ». Le soir, les étudiants regardent souvent des vidéos en ligne – connues sous le nom de FLOT, l’acronyme de « Formation en Ligne Ouverte à Tous » – piochées dans des universités pour la plupart américaines, européennes et australiennes. Le jour suivant, à l’université, un enseignant accompagnateur reprend avec eux les contenus.

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