La minorité blanche d’Afrique du Sud se prépare à riposter par les armes.

Rappelle des faits : le Parlement sud-africain a voté à une large majorité la possibilité d’une modification de la Constitution ouvrant la voie à l’expropriation sans compensation des fermiers blancs au profit des Sud-Africains noirs.

« Le temps de la réconciliation est fini. L’heure de la justice a sonné », a lancé dans l’hémicycle Julius Malema, chef de la gauche radicale. Le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique, s’est opposé à la réforme, estimant qu’elle « met sérieusement en danger l’économie nationale ». Le secteur de l’agriculture sud-africaine, dominé à 73 % par 35 000 fermiers blancs, constitue en effet une part significative de l’économie et des exportations du pays.

La mesure radicale du président fraîchement élu Cyril Ramaphosa n’a pas échappé à l’Australie, dont le ministre de l’Intérieur a déclaré qu’il était prêt à accorder des visas humanitaires aux fermiers blancs, qui subissent des « persécutions ».

Ces propos ont provoqué un vif débat que le gouvernement sud-africain peine à calmer. Au Zimbabwe voisin, l’ex-président Robert Mugabe avait lancé dans les années 2000 une réforme agraire fondée sur l’expropriation brutale des fermiers blancs. Elle avait plongé le pays dans une crise économique dont il ne s’est toujours pas relevé.

Selon ITV News, les Boers, ou les fermiers blancs, ont commencé à s’armer alors que les tensions raciales continuent à augmenter entre eux et les Sud-Africains noirs. C’était plus tôt cette année quand le président Cyril Ramaphosa a annoncé son intention d’ exproprier les terres des fermiers blancs sans compensation pour qu’elles soient retournée « aux personnes auxquelles elles appartiennent ».




Le plan de Ramaphosa a depuis déclenché la peur et la colère parmi les fermiers blancs de la nation qui sont farouchement opposés à voir leurs terres revenir à la majorité noire. La controverse aurait conduit à plusieurs attaques violentes contre les Boers par des Sud-Africains indigènes.

Tanya Wagener a dit qu’elle a décidé de prendre les armes après que sa maison ai été volée. Elle a dit que les tensions raciales sont exacerbées, après les déclarations du gouvernement.

« Il y a quelques années, vous ne l’auriez pas remarqué », a déclaré Wagener à ITV News. « Vous saviez qu’il y avait un taux de criminalité élevé. Vous saviez ce qui se passait dans le pays, mais maintenant c’est différent. Lorsque vous quittez la maison, vous pouvez ressentir de  l’animosité. C’est comme si votre couleur de peau dépeignait qui vous êtes, pas votre âme. « 

Interrogée sur les plans d’expropriation des terres, Wagener a déclaré qu’elle et sa famille se retrouvaient avec très peu d’options.

«J’en suis arrivé à la, parce que j’ai une petite fille qui n’a que deux ans et que mon mari et moi avons deux choix: soit nous restons ici [et nous nous battons], soit nous émigrons», a-t-elle dit.

Donc, c’est « tué ou être tué », a demandé l’interviewer.

« Oui, » répondit Wagener.

 

PANAFRICAIN TV 

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