À l’origine de son empire, une histoire d’ascension sociale maintes fois contée. Issu d’une famille commerçante de Kano, dans le Nord du Nigeria, le jeune Aliko met rapidement à l’épreuve son sens des affaires. En 1977, la vingtaine à peine entamée, son oncle lui prête 500 000 nairas – environ 2300 euros – et lui offre trois camions de dix tonnes pour vendre du ciment, une matière alors rare et chère sur le continent. Une fois le business lancé, Aliko prospère : un camion rapporte 1400 nairas par jour, et le prêt est rapidement remboursé.

Mais c’est vraiment au tournant des années 80 que l’empire s’étend. D’abord parce qu’il diversifie ses activités commerciales en créant en mai 1981 le Dangote Group, qui se lance progressivement à l’assaut de Lagos, la capitale économique du pays.

Ensuite parce qu’il profite dès 1983 de l’arrivée au pouvoir de la junte militaire, qui emprisonne de nombreux concurrents pour corruption. Surfant sur l’aubaine, Aliko investit dans les marchés laissés vacants, notamment dans le secteur alimentaire. Et qu’importe, au final, si sa collusion avec la junte lui sera longtemps reprochée, tout comme sa proximité avec le président Olusegun Obasanjo, dont il a financé la réélection en 2003.

Raffinerie et grands principes

La suite, c’est une montée en puissance jamais démentie de son groupe, couronnée par un voyage décisif en Amérique du Sud, en 1999 : «  Je pensais que le Brésil et le Nigeria se situaient à peu près au même niveau, parce qu’à cette époque, on entendait dire que le Brésil était une nation très endettée. Mais quand j’y suis allé, j’ai découvert une industrialisation massive. Incroyable. J’ai commencé à réfléchir en me disant « Comment se fait-il qu’il y ait un tel développement de l’industrie au Brésil et pas au Nigeria ? » À mon retour, j’ai décidé de me lancer dans l’industrie.  » Fini le commerce, place aux usines. Sans délaisser le ciment, le conglomérat s’implante peu à peu dans d’autres secteurs comme le gaz, le textile ou le transport. Avec, à chaque fois, les mêmes principes martelés : « Réinvestir ses profits dans le pays au lieu de cacher l’argent dans des coffres suisses, mener un train de vie modeste et tout miser sur le marché intérieur du pays le plus peuplé d’Afrique.  »

Fort de ses soutiens politiques, réputé philanthrope, Aliko Dangote a surmonté tous les obstacles et survécu à toutes les affaires. Autant dire que les 1,3 milliard d’euros nécessaires au rachat d’Arsenal ne sont pas de nature à effrayer le nouveau roi du gazole. «  Lorsque nous en aurons fini avec cette raffinerie, d’ailleurs nous sommes sur la bonne voie, je vais avoir assez de temps et de ressources suffisantes pour payer ce que me demande le board d’Arsenal  » , a-t-il récemment indiqué à la BBC, avant d’ajouter, même si peu d’observateurs en doutent : «  Je maîtrise parfaitement ma stratégie.  » Au contraire, visiblement, des décideurs londoniens, accusés par notre homme d’avoir des oursins dans les poches. En futur dirigeant milliardaire qui se respecte, Aliko Dangote a déjà quelques leçons à donner : «  Les Gunners ont besoin d’une autre stratégie directionnelle. Ils ont besoin d’avoir davantage d’objectifs qu’en ce moment, où ils ne font que former des joueurs pour les vendre ensuite.  » Stan Kroenke ferait bien de se méfier : au Nigeria, on n’a pas seulement du pétrole, on a aussi des idées.

Le milliardaire nigérian, l’homme le plus riche d’Afrique a lancé depuis quelques années de grands chantiers dans plusieurs pays d’Afrique. Mais depuis quelques mois plusieurs réalisations concrètes sont à mettre à son actif. En effet, Aliko Dangote ne recule devant rien pourindustrialiser l’Afrique.

10 pays sont ciblés : le Nigéria, le Cameroun, l’Ethiopie, le Kenya, le Mali, le Niger, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Ghana et la Zambie bénéficient entre autres des milliards de l’homme d’Affaire.  Il met ses milliards au service de ses compagnies, qui créent non seulement des emplois, mais aussi de la richesse pour lui et les pays concernés.




Au Cameroun, ce sont en tout plusieurs millions qui seront investis dans une deuxième cimenterie. Cette cimenterie d’une capacité de 1,5 million de tonnes par an sera installée à Yaoundé. Il a confié les travaux de construction à une entreprise chinoise. L’objectif des installations : anticiper une augmentation de la demande de ciment au Cameroun mais aussi en Afrique centrale. Même scénario en Zambie avec l’inauguration d’une cimenterie de la même capacité que celle de Yaoundé. Pour tous les pays cités, 3,3 milliards seront injectés pour la mise en place d’usines modernes à productions élevées.

Il ya quelques heures, Aliko Dangote a rajouté à la longue liste de pays ciblés, le Zimbabwe. Après un entretien avec le président Mugabe, il a annoncé vouloir investir dans le ciment du pays. Objectif : créer des emplois, et aider le pays dans sa marche vers le développement. Mais ce n’est pas tout. ALiko Dangote cible aussi d’autres secteurs, comme le sucre au Cameroun et le financement des « start-up » en Afrique à travers l’African Entrepreneurship Programme (AEP). Pour lui, « L’Afrique est un continent de la croissance avec la plus jeune population du monde.»; Un travail de titan que mène donc le Magnat nigérian qui croit que la solution du développement en Afrique, se trouve logiquement… en Afrique.

Source : lanouvelletribune

2 COMMENTAIRES

  1. Avec ce que dangote group fait en Afrique en général et au Camerou en particulier,je pense qu’à l’horizon 2025 tout l’Afrique sera émergent.
    Merci beaucoup à Dangoté Group et je les prie d’aller de l’avant

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