Les acquisitions foncières effectuées par la Chine pour ses investissements agricoles en Afrique sont estimées à 280 000 hectares (environ la superficie du Luxembourg), selon LandMatrix, l’observatoire mondial sur les acquisitions foncières à grande échelle. Toutefois, une étude contradictoire conduite par Deborah Brautigam, directrice de l’Initiative de recherche sur la Chine en Afrique (China Africa Research Initiative) à l’Université Johns Hopkins, ramène cette superficie à 240 000 hectares.

Le Zimbabwe a cédé 100 000 hectares à la société chinoise CWE pour la culture du maïs. Des pays tels que le Nigéria et le Mozambique ont déjà cédé 25 000 hectares chacun pour les investissements agricoles chinois ; Citons aussi le Mali et l’Ethiopie, avec 20 000 hectares cédés chacun.

Selon la Fondation Thomson Reuters, grâce à ces acquisitions foncières à grande échelle, la Chine a importé, en 2014, pour près de 1600 milliards de francs Cfa (2,9 milliards de dollars) de produits agricoles en provenance d’Afrique subsaharienne, contre 1265 milliards de francs Cfa (soit 2,7 milliards de dollars) en 2013

 

1 COMMENTAIRE

  1. Ça ne dit malheureusement pas combien de famille ont été chassées de leur terre ancestrale sur laquelle elles n’avaient pas de titre de propriété autre que l’usage depuis des siècles.
    Elles ont été jetées sur les routes et vont grossir les populations des bidonvilles urbains alors qu’elles étaient quasi auto-suffisantes.
    Ce sont en général les terres les plus fertiles, aussi, qui s’en vont.
    Mais les chinois ne sont que les acheteurs, sans scrupules certes, mais les vendeurs sont bien les gouvernements qui sont censés protéger leur population, et il n’est pas certain que l’argent aille dans les caisses de l’état.

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