Batoma Coulibaly, mère  de six enfants, domiciliée à Tien, n’a jamais  pu  se remettre du  choc  que lui  a occasionné le second mariage de son époux  après une vingtaine d’années de monogamie. Après les menaces verbales qui n’ont rien changé, elle a pris le taureau par les cornes en profitant le samedi  26 septembre dernier,  de l’inattention  de son mari  qui se rechangeait pour lui asperger le corps d’une tasse de bouillie chaude et prendre la clé des champs.

Ça passe ou ça casse. C’est la décision qu’avait prise Batoma Coulibaly. A défaut d’empêcher cette union, elle retardera un tant soit peu  la jouissance. Il y a vingt ans environ qu’elle  a épousé Mamadou Traoré, un cultivateur  de Tien, village riverain de Koulikoro situé sur la rive  opposée du fleuve Niger. Six enfants sont nés de ce mariage. N’est-ce pas  une raison de croire que tout allait bien ? Il n’empêche, Mamadou va épouser une fille que Batoma aurait pu avoir pour enfant.

Depuis, elle est en conflit ouvert avec le couple. Prenant au sérieux  les menaces de mort, la jeune épouse abandonne le foyer  et se refugie chez son père. Quant à Mamadou, il a fait la confidence à des amis  qu’il craint pour sa vie en raison des propos que tient sa première épouse. A l’approche du mois de ramadan, sa grande sœur  est allée chercher sa bru afin qu’elle vienne faire face à ses obligations ménagères. Batoma changea de fusil d’épaule en privant sa jeune  coépouse de repas si c’est son tour de cuisine. Et  si c’est le tour de cette dernière, elle boude ses plats.

Les nombreuses interventions n’ont rien changé. Mamadou ayant pris la mesure de la situation a décidé qu’après la tabaski, plus rien ne sera  comme avant. Batoma a pris les devants le samedi 26 septembre dernier, soit deux jours après la fête. Elle profita  de l’inattention de son mari qui se changeait pour aller en ville. Pendant qu’il était torse nu, Batoma l’aspergea d’une tasse de bouillie chaude et prit la fuite. Le pauvre, au corps ébouillanté fut évacué au centre de santé de référence de Koulikoro pour recevoir des soins. Son épouse est activement recherchée par la police.

Dénis T Théra

Source: Malijet

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